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Comment gérer son portefeuille en période de stagflation

Dernière mise à jour : 22 oct. 2021



Depuis plusieurs semaines, les économistes semblent ne plus avoir qu'un mot à la bouche : la stagflation. Une notion que les marchés ne semblent guère apprécier au vu de leurs récentes fluctuations. Alors, faut-il s'en inquiéter ?


A moins que vous ne soyez Jerome Powell ou Christine Lagarde, nous vous proposons de commencer par rappeler brièvement ce qu'est la stagflation.


Contraction des mots "stagnation" et "inflation", la stagflation décrit une période embrassant simultanément croissance molle ou stagnante, avec une forte inflation.


Précisément ce dans quoi nous sommes embarqués en ce moment : l'augmentation record des prix de l'énergie n'en est qu'un des nombreux symptômes.


Dans une période de stagflation, les particuliers tendent à perdre en pouvoir d'achat : les coûts des produits de vie courante augmentent, mais leur portefeuille lui, n'augmente pas ou peu.


Clairement, les marchés ne sont pas fans de ce genre de périodes. Le CAC40 a ainsi concédé près de 5% sur les deux derniers mois. Alors que faire dans ce genre de situations ?

  • Ne pas vendre. Ce genre de périodes est transitoire, et n'aura probablement plus aucune importance d'ici 5 ou 10 ans. En gardant un horizon d'investissement long-termiste, vous vous ôtez ainsi le stress des fluctuations économiques du moment.

  • Si vous avez des économies restées sur le banc de touche, profitez-en pour investir dans des entreprises dont les résultats ne semblent pas être impactés par ce type d'évènements. Par exemple, bon nombre de sociétés contenues dans notre sélection d'actions n'ont pour le moment montré aucun signe de faiblesse, et ce, malgré la période. Investir dans des entreprises toujours excellentes à un cours plus faible qu'ordinaire constitue une excellente opportunité.

  • Si vous n'arrivez vraiment pas à supporter la volatilité actuelle, diversifiez. Rien de tel pour cela que des ETF. Une autre solution peut être d'investir dans d'autres classes d'actifs telles que des obligations, de l'or ou de l'immobilier. Si leur performance sera probablement moindre que celle des actions sur le long terme, elles vous permettront de lisser considérablement la volatilité de votre portefeuille.


Les valorisations, le cadet de nos soucis


La période actuelle impacte surtout les valorisations des entreprises (= à quel point leur cours sera élevé pour une même entreprise), beaucoup moins leur santé financière.


Si la valorisation joue beaucoup sur la performance d'une action à court terme, elle le devient beaucoup moins dès lors que vous investissez sur le long terme.


Parce qu'une image vaut mille mots, le BCG et Morgan Stanley ont démontré via le graphique ci-dessous l'importance en trompe-l'œil des valorisations sur la performance d'une entreprise.


Tandis que sur 1 an, 46% de la performance d'une action tient de sa valorisation (chose difficilement prévisible), sur 10 ans, la valorisation n'est plus responsable que de 5% de la performance.


La quasi-totalité tenant de la performance de l'entreprise (croissance du CA + marges). C'est la raison pour laquelle nous sélectionnons exclusivement des entreprises à très forte croissance dans notre sélection d'actions premium.


Conclusion : keep calm and carry on!

 

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Baptiste Martin

Baptiste est rédacteur et analyste chez bigfish. Spécialiste de la modélisation financière, Baptiste analyse chaque mois les comptes de centaines d'entreprises pour n'en garder que la crème de la crème.