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Vos performances ne font pas tout : voici pourquoi

Dernière mise à jour : 13 déc. 2022



Dans les années 1920, l'économiste italien Vilfredo Pareto remarquait un étrange phénomène dans son potager : 80% de ses petits pois provenaient de seulement 20% de ses plantes.


Très vite, il a constaté la même chose dans son travail : 80% des terres étaient détenues par 20% de la population. La "loi de Pareto", ou "règle du 80/20", était née. Depuis, cette loi s'est vérifiée dans d'innombrables domaines.


À une échelle plus personnelle, elle est devenue un outil populaire pour inciter à se focaliser sur l'essentiel. En concentrant 80% de votre attention sur les 20% qui comptent qui ont le plus d'impact, que ce soit dans votre vie professionnelle ou personnelle, vous pourrez généralement constater des résultats positifs. Mais pour que cela fonctionne, encore faut-il savoir identifier ce que sont les 20% qui comptent le plus. Et c'est souvent ici que la tâche se complique.


Je m'explique. La loi de Pareto s'applique dans pas mal d'aspects de l'univers de l'investissement, parfois dans des proportions plus extrêmes encore que 80/20. Un exemple : de 1994 à 2017, les marchés mondiaux ont enregistré une croissance moyenne de 8% par an.


Mais cette performance cache d'énormes disparités : si l'on enlève le top 10% des entreprises les plus performantes chaque année, les 90% restants affichent un rendement moyen de seulement +3.6%. Encore faut-il savoir lesquelles !


Plus généralement, la loi de Pareto se vérifie régulièrement dans l'univers des finances personnelles. La plupart des gens pensent que l'indépendance financière dépend de deux variables : leurs revenus et la performance de leurs investissements. Erreur !


Dédicace au potager de Pareto

Ces deux facteurs comptent bien sûr, mais ils ne sont pas le "20%" censé être votre priorité. La variable la plus importante pour constituer un patrimoine est votre taux d'épargne en pourcentage de vos revenus.


Mais plus je gagne, plus je peux épargner non ?


Un revenu élevé est certes très utile pour se constituer un patrimoine, mais ce n'est pas la priorité absolue. Il suffit de demander à certaines célébrités et certains athlètes très bien payés qui finissent endettés jusqu'au cou, de Mike Tyson à Nicolas Cage, en passant par Michael Jackson ou Benjamin Castaldi (ok pas le même niveau, mais quand même).


Évidemment, des performances boursières élevées permettent d'accélérer considérablement la croissance de votre patrimoine, mais elles ne vous mèneront pas à l'indépendance financière si votre taux d'épargne plafonne à 0,1%, comme le montre très bien cet excellent simulateur publié par networthify.com :

En France, le ménage moyen enregistre un taux d'épargne de 16%

Il est important de comprendre ici pourquoi la réduction de votre taux de dépense est beaucoup plus puissante que l'augmentation de vos revenus ou la bonne performance de vos investissements. Chaque baisse permanente de vos dépenses a un double effet :

  • Accroître le montant épargné chaque mois - logique jusque-là ;

  • Diminuer de façon permanente le montant dont vous aurez besoin chaque mois pour le reste de votre vie.

C'est pourquoi votre taux d'épargne compte beaucoup plus que vos revenus, ou que votre épargne mensuelle. Ainsi, un médecin qui gagne 10,000€ par mois et en épargne 3,000€ sera financièrement indépendant bien plus tard qu'un maçon qui en gagne 3,000€ et en épargne 1,500€, car le docteur aura vraisemblablement besoin de 7,000€ par mois pour vivre une fois en retraite, contre 1,500€ pour le maçon.


Se concentrer sur son taux d'épargne n'est peut-être pas très excitant. Mais sur le long terme, vous avez bien plus de contrôle sur lui que sur votre salaire, ou sur la performance de vos investissements. Concentrez 80% de vos efforts sur cette seule variable, et il vous sera difficile de ne pas vous enrichir avec le temps.


À tantôt !

 

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Hamza Triqui

Hamza est rédacteur chez bigfish investing. Ancien banquier d'affaires chez Lincoln International, Hamza dispose d'une connaissance hors pair du secteur des services financiers.

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