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Trois leçons à tirer de 2022



Il est toujours bon de regarder dans le rétroviseur en tant qu'investisseur. L'Histoire est riche d'enseignements, et chaque année investie sur les marchés doit nous pousser à tirer de nouvelles leçons.


Mais il y a aussi et surtout des leçons que nous ne devrions PAS tirer de cette année 2022. Apprendre les mauvaises leçons est encore pire que de ne rien apprendre. Or, 2022 a été si douloureuse qu'il est vite arrivé de conclure que la meilleure chose à faire aurait été de NE PAS investir.


Ce n'est pas la seule mauvaise leçon. Voici quelques exemples.


Observation #1 : il vaut mieux rester éloigné des actions durant certaines périodes.


Pas que les actions d'ailleurs. 2022 était une mauvaise année pour investir dans à peu près n'importe quelle classe d'actifs.


Bien sûr, certaines choses ont bien marché : Les actions pétrolières, la santé dans une certaine mesure, ou quelques actions cycliques comme Caterpillar. Mais en général, c'était la cata à peu près partout.


Ce n'est pas un scoop. Nous savons tous que les marchés baissent de temps en temps - parfois lourdement. Cette année 2022 aura simplement été une jolie piqure de rappel.


Bonne leçon : "je dois me préparer à ce que cela arrive à tout moment". Pour les retraités, cela consiste généralement à convertir régulièrement une petite partie de ses gains en monnaie sonnante et trébuchante lors des phases d'expansion économique. Pour ceux qui travaillent encore, cela se traduit plutôt par l'acceptation de la volatilité, et de se rappeler que tant que vous maintiendrez une stratégie cohérente de dollar-cost averaging, vous continuerez de sortir gagnant, tant dans les périodes de hausse que dans les périodes de baisse. Souvenez-vous : la volatilité n'est pas le risque. Elle est un pré-requis, un ticket d'entrée aux fabuleuses performances permises par la bourse.


Mauvaise leçon : "Nous aurions dû le voir venir et ajuster notre portefeuille en conséquence" Avec le recul, cela aurait été un coup de génie. Certains investisseurs ont probablement réussi à prédire cette chute...Mais il s'agit justement de prédictions, avec leur lot d'incertitudes.


Et quelles sont les dernières prédictions maintenant ? Tout réinvestir ? Attendre que le marché commence à monter pour rater 25% de gains ? Ce qui semble clair rétrospectivement ne l'est jamais sur le moment.



Observation #2 : la macro-économie impacte nos performances.


Bonne leçon : "Wow, ce que c'est puissant la macro". L'inflation peut à elle seule provoquer la série d'événements que nous avons connus cette année (exacerbée par d'autres facteurs comme la guerre), et écraser le marché. À d'autres moments, elle peut prendre la forme d'une menace qui plane sans jamais se manifester réellement. Difficile de savoir dans quelle période nous nous situons avant qu'il soit trop tard.


Mauvaise leçon : "Nous devons faire plus attention à la macro et essayer d'y répondre." Si nous tentons de jouer les analystes macro en herbe, nous prenons le risque de nous rendre fous, et d'identifier plus de faux signaux que de vrais signaux. Même durant les meilleures périodes d'expansion économique de notre histoire, il n'arrive jamais qu'il n'y ait rien à craindre (big up à Peter Lynch pour cette pensée).


Observation #3 : les SaaS se sont faits détruire cette année.


Bonne leçon : "Il n'y a pas de haricot magique". Bien sûr, le SaaS est un modèle économique fantastique, mais ce n'est pas pour autant la panacée. Les valorisations ont baissé. Contexte économique oblige, les SaaS ne se portent pas aussi bien aujourd'hui que par le passé. Pour autant, les caractéristiques qui font la force des SaaS sont toujours là. D'excellentes marges brutes, un chemin tout tracé vers la rentabilité si elle est correctement gérée, le land & expand... et surtout, un système d'abonnements qui leur permet de ne pas devoir repartir de zéro chaque trimestre.


Mauvaise leçon : "Nous avons choisi les mauvaises actions". Je n'y crois pas. Je n'y crois pas du tout. Google (Alphabet) a perdu près de 40% cette année. Amazon ? 50%. Facebook (Meta) et Tesla ont baissé plus que Datadog, Bill ou Snowflake.


Nous ne choisissons pas nos entreprises par hasard. Début 2022, ces quatre géants, ainsi qu'Apple et Microsoft étaient les six plus grosses capitalisations au monde. Lorsque les plus grandes entreprises du monde peuvent chuter de plus de 50%... et certaines de près de 70%... je ne sais pas si j'ai déjà vu cela en une seule année. Pourtant, ces entreprises se portent globalement encore très bien d'un point de vue business.


Conclusion


Il est difficile de ne retenir que les bonnes leçons, et de faire totalement fi des mauvaises. Quoi qu'il arrive, survivre à des bear markets comme celui-ci fait partie intégrante de la vie d'un investisseur.


Même les marchés obéissent aux lois les plus élémentaires de la sélection naturelle. Les corrections font abandonner les investisseurs les plus fébriles, tandis qu'elles permettent aux plus solides de survivre, puis prospérer, en les rendant plus alertes quant aux prochains dangers qui croiseront leur route. En ce sens, 2022 aura constitué un incroyable stress test.


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François Sockeel

François est le fondateur de bigfish investing. Après un passage en conseil en stratégie ainsi qu'en banque d'affaires, François se dédie désormais à aider les particuliers à mieux décoder les marchés.

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