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Pourquoi investir ?

Dernière mise à jour : 16 avr.



Tout d'abord, félicitations !


Si vous êtes en train de lire ces lignes, vous avez fait le plus gros. Vous êtes désireux de mieux comprendre l'intérêt d'investir en bourse, et vous avez sonné à la bonne porte.


Vous serez peut-être surpris d'apprendre qu'un investissement de 10,000€ dans le S&P500 (l'équivalent du CAC40 américain) en janvier 1980 vous vaudrait la coquette somme d’1 million d'euros aujourd'hui.

Evolution du S&P500 de 1950 à 2016 (ne prend pas en compte les dividendes versés)

Avec un rendement annualisé de +11.5% sur les 40 dernières années, les actions représentent de loin la classe d'actifs la plus rentable, devant l'immobilier.


Mais commençons par le commencement. Avant même de parler bourse, considérons l'investissement en général.


Pourquoi investir ?


Il existe deux principales manières de s'enrichir : via le salariat, ou via l'investissement. Beaucoup de Français concentrent leurs efforts sur leur emploi pour s'enrichir, et travaillent dur chaque mois pour espérer être augmentés.


Cela fonctionne bien sûr. Mais cette méthode n'est pas très rentable, et ce pour 3 raisons:

  • Les efforts à consentir pour obtenir une augmentation sont généralement élevés, étant donnée la part qu'occupe le travail dans nos vies. En comparaison, investir prend un peu de temps au démarrage, mais nettement moins une fois vos opérations mises en place,

  • Le temps nécessaire pour augmenter son salaire est bien long. Une augmentation de 5% par an est déjà une prouesse dans de nombreuses entreprises ; même à ce rythme, il vous faudra plus de 15 ans pour doubler votre salaire. En comparaison, investir peut permettre de bénéficier du mécanisme des intérêts composés et ainsi d'accroître d'autant plus vite votre patrimoine. Nous allons revenir sur ce point.

  • La fiscalité : le travail en France est lourdement taxé par rapport à l'investissement. Vérifions cela au travers d'un petit exemple.

Supposons que vous gagniez 40,000€ bruts annuels. Net après impôts, nous arrivons à environ 28,800€/an, soit une déperdition d'environ 28% sur votre brut.


Supposons maintenant que vous soyez augmenté de 5,000€ bruts. Malheureusement, ces 5,000€ ne seront pas taxés à 28%, car c'est la tranche marginale d'imposition sur le revenu qui est à prendre en compte.


Ces 5,000€ bruts d'augmentation représenteront après impôts environ 2,800€, soit une déperdition de 44%. Autrement dit, votre augmentation durement acquise est ponctionnée à hauteur de 44%. Naturellement, au plus le salaire sera élevé, au plus ce taux augmentera.



A titre de comparaison :

  • Les plus-values d'un PEA détenu depuis 5 ans ne sont taxées qu'à 17.2%

  • Les plus-values d'un compte-titres ordinaire sont taxées à 30%

  • Les loyers d'un appartement loué en micro-BIC, pour un investisseur disposant de revenus salariés de 40,000€ bruts, sont taxés à environ 24%

  • Les plus-values réalisées lors de la cession d'une résidence principale sont exonérées d'impôts

A gains égaux et net d'impôts, il est donc bien plus simple de gagner 1,000€ en concentrant ses efforts sur ses investissements que sur son travail.


Les intérêts composés


Mais nous arrivons au plus important, souvent omis par les épargnants. Investir n'est pas quelque chose que l'on ne pourrait faire qu'une fois dans sa vie. Les gains de vos investissements peuvent être réinvestis, et les gains de ces réinvestissements, réinvestis, etc. Ce faisant, vous initiez un véritable effet boule de neige, qui ne peut être obtenu via le travail.


Ce mécanisme, qu'on nomme celui des intérêts composés, a même été décrit par Einstein comme la 8ème merveille du monde, c'est dire ! Prenons un exemple pour en illustrer l'impact.


Vous décidez aujourd'hui de placer 10,000€ sur un placement à 10%/an. L'année 1, vous aurez donc gagné 1,000€.


Mais l'année 2, ce ne seront plus 1,000€, mais 1,100€ (10% x (10,000€ + 1,000€)) que vous gagnerez. Ces 100€ supplémentaires vous paraissent insignifiants ?


A l'année 30, ce seront pourtant 15,860€ que vous dégagerez par rapport à l'année 29. A l'année 50, 106,720€. En une année !


Les effets des intérêts composés paraissent bien souvent négligeables à court terme. Passer de 1,000€ l'année 1 à 1,100€ l'année 2 importe en effet moins à court terme que de recevoir directement une augmentation de 5,000€ de son patron.