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Les différents types d'actions

Dernière mise à jour : 10 sept. 2021



Selon la World Federation of Exchanges, plus de 50,000 sociétés dans le monde sont cotées en bourse à l'heure où nous écrivons ces lignes. Logiquement, un tel nombre suppose de grandes disparités entre ces sociétés. C'est pourquoi nous vous proposons un petit tour d'horizon des différents types d'actions avant de faire vos emplettes.


Les connaître vous permettra de cerner celles qui correspondent le mieux à votre profil d'investisseur, et ainsi à mieux diversifier votre portefeuille.


Les actions de croissance / de valeur


Plus que deux types d'actions, ce sont deux véritables philosophies qui s'opposent. Le principal métrique pour distinguer facilement une action de croissance vs. de valeur est le P/E ratio (Price to Earnings ratio) soit la capitalisation boursière divisée par les bénéfices de la société.


Les actions dont le P/E est inférieur à la moyenne de l'indice de référence peuvent être considérées comme actions de valeur ; celles au dessus, actions de croissance.


Toutefois, la frontière n'est pas si simple à définir. Précisions.


Les actions de croissance sont des actions qui montent vite, parfois très vite. Elles ne versent généralement pas de dividendes, préférant réinvestir leurs bénéfices pour encourager leur forte croissance. Ces actions sont souvent considérées comme surcotées. Qu'à cela ne tienne, c'est justement leur cherté croissante qui fait leur force.


La volatilité de ces actions est élevée : si l'entreprise déçoit, le cours peut s'effondrer très rapidement. A contrario, elles peuvent engendrer des rendements explosifs en cas de bonne pioche.


Exemple : Zoom Video Communications, avec plus de 400% de plus-value en 2020.


Les actions de valeur sont au contraire, des actions souvent considérées comme peu chères. Les investisseurs value cherchent ici la bonne affaire : en analysant la valeur fondamentale de l'entreprise et en la comparant à la valeur perçue par le marché, ils sont à la recherche d'actions bradées mal appréciées par le marché à leur juste valeur.

Il s'agit souvent d'entreprises matures, dans des secteurs assez stables. Benjamin Graham est souvent considéré comme le père de cette approche, qui a inspiré de nombreux investisseurs tels que Warren Buffett.


Exemple : BNP Paribas, avec un P/E ratio inférieur à la moyenne du CAC40, leader Français dans un secteur bancaire mature.


Toutefois, la valeur des actions value reste hypothétique...Là est toute la question : action de valeur, ou value trap ? (action ayant toutes les caractéristiques d'une action de valeur, mais s'avérant finalement sans potentiel particulier et continuant de se déprécier)


Les actions small / mid / large cap


Encore des anglicismes...Hélas nous n'avons pas trouvé de véritable traduction pour ces termes difficilement substituables en bourse. Cap = market capitalization, soit la capitalisation boursière de la société. Il n'existe aucune délimitation officielle entre les small, mid et large caps. Toutefois, il est généralement admis que :

  • Small cap : <2 milliards d'euros

  • Mid cap : entre 2 et 10 milliards d'euros

  • Large cap : >10 milliards d'euros

On entend parfois également l'expression "smid", contraction de small et mid, pour faire référence à toutes les actions n'étant pas large cap. En moyenne, une action small cap tend à être plus volatile, mais aussi plus performante qu'une action large cap. Enfin, le risque de faillite est naturellement plus élevé chez les actions small que large caps.


Les actions domestiques / internationales


Il ne s'agit ici pas forcément d'une distinction France vs. le reste du monde. Le pays dans lequel l'entreprise a son siège est un critère certes important, mais parfois trompeur.


En effet, là où l'entreprise est basée n'est pas là où l'entreprise réalise ses ventes. Une société dont 100% du CA est réalisé en France est très différente de par son fonctionnement d'une société comme LVMH, qui tire plus des trois quarts de son chiffre d'affaires hors d'Europe.



Il est intéressant de noter également que la performance du marché boursier d'un pays n'est pas corrélée à la croissance de son PIB. Investir dans un indice chinois n'est ainsi pas forcément plus rentable que d'investir dans l'indice de référence d'un pays à faible croissance.


Les actions à dividendes


Toute entreprise rentable peut choisir ou non de verser des dividendes.


Beaucoup d'investisseurs sont friands d'actions à dividendes. Elles sont perçues par ces derniers comme un moyen de dégager une rente régulière de son patrimoine investi.


Les actions à dividendes sont généralement caractéristiques de sociétés matures.


Une entreprise a pour mission de maximiser les profits de ses actionnaires. Ainsi, lorsqu'une entreprise réalise des profits, elle doit choisir quelle est la meilleure option pour ses actionnaires :

verser un dividende, ou réinvestir les profits dans la société pour la faire croître.


Si l'entreprise estime que ses actionnaires feront meilleur usage de ces profits qu'elle même en les conservant pour faire croître la société (et donc son cours), c'est le signe d'une entreprise sans projets révolutionnaires. Une entreprise mature en somme.


Entendons nous; nous n'avons rien contre les actions à dividendes. Mais nous pensons que le fait de verser un dividende n'est pas un indicateur fiable permettant de juger l'attractivité d'une société. Nous avons réalisé une analyse plus détaillée sur ce sujet.


Les actions cycliques


Les actions cycliques sont des actions particulièrement sensibles aux fluctuations économiques.

Elles doivent ainsi s'apprécier différemment des actions non-cycliques.


Il aurait par exemple peu de sens d'analyser les résultats financiers d'un marchand de glaces en QoQ (Quarter over Quarter, trimestre après trimestre), car il est logique que la société performe moins bien l'automne que l'été par exemple.


On observera donc sa performance en YoY (Year over Year, = vs. le même trimestre de l'année précédente).


Selon les secteurs, les cycles peuvent être de durées très variables : de quelques mois pour les activités liées à la météo par exemple, à plusieurs années pour des entreprises liées à l'exploitation de matières premières.


Les actions durables


Les actions ESG (Economiques, Sociaux et de Gouvernance) sont des sociétés considérées comme durables, c'est à dire dont le seul but n'est pas de maximiser ses profits.

Les actions ESG ont le vent en poupe depuis plusieurs années. Toutefois, elles ne sont malheureusement pas un placement optimal pour votre performance. De plus, la définition d'une action durable reste encore floue, non régie par un standard unanimement reconnu. Ainsi, une action considérée par certains comme durable ne le sera pas forcément à vos yeux.


Nous avons rédigé un article sur les actions ESG afin de mieux vous permettre de comprendre leurs différents enjeux.


Les actions IPO


Les actions IPO (Initial Public Offering, ou Offre Initiale Publique) sont toutes les actions récemment introduites en bourse. On considère généralement une action comme une action IPO jusqu'à 2 ans après son introduction.


En effet, selon plusieurs études, ce n'est qu'après 2 ans que les actions IPO réagissent de manière semblable à la moyenne du marché, perdant ainsi les spécificités qui leur sont propres.


Pour en savoir plus sur les spécificités des actions IPO, n'hésitez pas à consulter notre article dédié.


Les penny stocks


Les penny stocks (littéralement "actions à centimes") sont des actions dont la valeur ne dépasse pas quelques euros. C'est bien la valeur de l'action et non la capitalisation boursière qui fait foi ici.



Les penny stocks divisent beaucoup la communauté d'investisseurs. Certains (les traders notamment) y voient le potentiel d'une explosion du cours en % : il suffit en effet de quelques dizaines de centimes de progression du cours pour engendrer une forte progression de votre position.